1561 jours – Général Ancelin : 20 février 1915

1561 jours – Général Ancelin : 20 février 1915

Le jour où… Le sous-lieutenant Robert Porchon est mortellement blessé aux Éparges.

 

Carte postale : Les Éparges avant-guerre avec l’Éperon Est au fond

Le même jour que l’action sur Vauquois, le 17 février, une attaque avait également été lancée sur la crête des Éparges (voir la carte) qui domine de 346 mètres la plaine de la Woëvre. Parmi les objectifs, il s’agissait de s’emparer d’un point d’observation sur les lignes logistiques allemandes entre Saint-Mihiel et Metz.

Lors du premier assaut, la partie ouest est conquise par le 132ème Régiment d’Infanterie.

Carte postale : La Côte des Éparges (à gauche) et le ravin de Sonvaux après-guerre

À l’est, la situation est plus compliquée pour le 106ème Régiment d’Infanterie au sein duquel Maurice Genevoix est engagé. Pendant deux jours, attaques et contre-attaques dans le froid et la boue vont se succéder sous un déluge de feu. La description des combats que nous fait l’écrivain est apocalyptique, entre les explosions des obus, les balles qui sifflent et les hommes qui s’effondrent les uns après les autres. Paradoxalement, les seuls moments de calme et de paix concernent les interrogatoires des prisonniers !

C’est dans ces conditions que le sous-lieutenant Robert Porchon, saint-cyrien de la promotion Croix du Drapeau, celle du serment du 21 août 1914, tombe mortellement blessé. Le compagnon de tranchée, le frère de sang de Maurice Genevoix au 106ème RI, vient de disparaître à l’âge de 21 ans.  L’auteur dédiera à la mémoire de son ami le livre premier de Ceux de 14 : Sous Verdun.

L’Illustration : tableau d’honneur, le sous-lieutenant Robert Porchon

Il y a quelque chose de très puissant et intéressant dans cette relation forte. Comment le jeune saint-cyrien, qui avait quitté l’école à peine formé pour rejoindre son régiment, avait-il pu se lier d’une véritable amitié de combat avec un normalien de la rue d’Ulm plus âgé et plus mûr que lui ?  Je pense que l’on touche là à l’essence même de la camaraderie militaire et à ce que doit être l’esprit lieutenant.

Bien que très loin des conditions et des souffrances de nos anciens, j’ai vécu ce même esprit lieutenant au 16ème Bataillon de Chasseurs (dénommé groupe de chasseurs à l’époque) en 1981. Cyrards, polytechniciens, énarques… appelés, rengagés, semi-directs… aspirants, lieutenants, sous-lieutenants… de 19 à 40 ans, ce qui comptait, c’était la camaraderie et l’entraide (… hormis le fait également de faire la bringue et la fête, quand nous ne faisions pas sérieusement notre travail sur le terrain ou en service !).

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