Le jour où… Les Turcs sont repoussés à Ismaïlia avec l’aide du garde-côtes français «Requin» suite à leur attaque sur le canal de Suez menée par Djemal Pacha et le colonel Friedrich Kress Von Kressenstein
Photos : le « Requin » devant le siège de la Société du Canal de Suez, le général Djemal Pacha (mai 1915) et le colonel Friedrich Kress Von Kressenstein (1916)
Devant une telle action, on ne peut être qu’admiratif quant à la conduite de la réplique par les alliés et dubitatif sur l’espoir qu’avaient les Turcs de réussir.
En effet, même sans satellites de surveillance pour la détecter, l’avancée de l’armée ottomane dans le désert avait été décelée, tout comme les préparatifs menés en Palestine.
Photo : les troupes turques se préparent pour l’attaque du canal de Suez dans la vallée de Jezreel (Galilée, 1915)
De plus, les barges prévues pour la traversée du canal furent transportées «discrètement» dans d’énormes chariots tirés par des attelages de bœufs. Un article du Daily Mirror relata même l’avancée ennemie par le menu ! Il est donc évident que la surprise eut quelques difficultés à jouer en faveur des Turcs…
Parmi les artisans de ces renseignements : des hydravions Nieuport débarqués par la marine nationale française à Port Saïd au mois de novembre. L’ironie du sort est que ces machines avaient été réquisitionnées car, initialement, elles étaient destinées… à la Turquie !
Destin tragique, à l’occasion de ces reconnaissances, que celui du pilote quartier maître Le Gall et de son observateur, le lieutenant Partridge : tombés en panne, ils cherchèrent à regagner les positions amies, mais, en y parvenant, ne disposant pas des mots de ralliement, ils furent abattus par les sentinelles indiennes !
Photo : hydravion français remorqué sur le canal de Suez
Quelques combattants turcs réussirent à traverser la coupure du canal pour se faire étriller par les troupes anglo-saxonnes et les canons des navires de la Marine Nationale et de la Royal Navy utilisés en batteries d’appui.
Le soulèvement des musulmans égyptiens sur lequel comptait également le sultan ottoman Mehmed V, suite à sa proclamation du djihad fin 1914, ne vint pas à leur secours.
Ce n’est que 59 ans plus tard que le canal fut franchi de force dans les deux sens. Une première fois par les Égyptiens, lors de la guerre du Kippour : ils furent plus chanceux que les Turcs, ayant réussi, eux, à dissimuler leurs préparatifs aux Israéliens, ce qui ne les empêcha pas de repasser le canal dans l’autre sens une semaine plus tard, avec Tsahal à leurs trousses.
L’illustration (02/1915) : barge turque détruite sur la rive ouest du canal de Suez avec 6 cadavres à bord.
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